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Une puce avec le surnom de Gaston Lagaffe

Nadine Blanchette
20 février 2021

Gaston Lagaffe est un personnage créé en 1957 par le dessinateur belge André Franquin. Je suis un peu à l’image de ce personnage pour sa tendance à attirer les gaffes ou créer des gaffes. Ainsi, récemment ma plus récente bévue a été de renverser mon café sur mon ordinateur portable ! Bien heureusement, rien de perdu, car je m’entoure d’une bonne équipe. Mais, des trucs comme ça pour moi c’est plutôt dans la normalité des choses et non dans les raretés.

Parfois, il peut m’arriver tellement de trucs en peu de temps, que je me dis que les gens qui ne me connaissent que peu ou que depuis récemment doivent se dire que je leur donne la fameuse excuse du genre : Mon chien a mangé mon devoir ! Je me doute bien, que certains doivent en venir à se dire que je cherche que des excuses pour me rendre intéressante ou expliquer une situation.

Mais, sérieusement, je ne réalise même pas, combien je peux attirer : les réactions en chaîne, les bévues et autres. Ainsi, laissez-moi juste vous déposer ci-dessous quelques exemples :

Dernièrement, j’ai eu l’incident de mon café, qui avait été précédé les jours avant d’une labyrinthite puis suivi par une panne majeure de mon serveur internet (majeure ! Donc à la province !).

Il y a deux ans, j’ai été victime d’une invasion à domicile puis la semaine suivante on était témoin et on portait assistance aux victimes d’un accident mortel de la route. J’ai déjà fait un face à face avec un requin dans les eaux des plages de la Floride. J’ai survécu à un accident de route sur le métropolitain alors que j’ai été éjectée du véhicule dans lequel je me trouvais. Ma sœur m’a déjà mise aux poubelles sur les plages des États-Unis, j’ai déjà eu le postérieur brûlé par friction sur un tapis, mon pied droit a été pris dans la roue d’un tracteur lors d’une sortie aux pommes.

Et je pourrais poursuivre ainsi. Ceci étant des faits plus prédominants, mais me casser le pied en pilant sur un jouet est aussi arrivé, ou alors je cumule les mini gaffes du genre doigt dans une portière de voiture, et ainsi de suite.

Je pourrais passer mon temps à tenter d’expliquer le tout. Mais en fait, c’est ainsi que c’est et pour moi je n’en fais pas de cas réellement, car je n’en suis pas vraiment surprise quand quelque chose se produit, que je fais une gaffe ou que je vis une situation bizarre.

Je pense que cela vient aussi de ce que je dégage. Je déteste suivre les tendances, je n’aime pas faire comme tout le monde et j’ai une horreur de ce que l’on nomme la routine ! Pourtant, je suis une personne qui ADORE l’organisation et la planification. Je crée des outils pour ceci.

On m’a déjà dit que je devrais arrêter de dire, bien c’est comme ça ma vie et qu’à force de le répéter c’est normal que tout ceci m’arrive. J’ai longtemps réfléchi et non je n’arrêterais pas d’être qui je suis : Une Puce Gaston Lagaffe, beige dans ces temps, mais qui adore faire rire, et sarcastique à souhait. Un vilain petit canard qui se refuse de devoir faire des choses d’une manière juste parce que tout le monde le fait. Pourquoi suivre tout le monde à droite ? Le côté gauche a fait quoi de mal pour ne pas mériter notre attention ? Pourquoi dois-je absolument faire les choses d’une manière pour réussir si c’est contre mes valeurs et ce qui me fait du bien et va avec moi et comment je me sens et où je veux aller ?

Je suis une Puce (petite fille à papa, car c’est lui qui m’a donné ce nom et il m’a collé à la peau), une Gaston Lagaffe (ah bien, ça aussi petit surnom des mes parents, car je suis vraiment terrible, et je l’avoue j’étais paresseuse jeune, et aujourd’hui je suis une paresseuse intelligente pour être plus productive) et je suis le vilain petit canard. Je vous entends encore une fois voir le côté négatif de cette appellation. Mais au même titre que ma fée préférée, Maleficent, est une incomprise, bien le vilain petit canard n’était tout simplement pas à sa place et il la prit un jour quand il est devenu ce qu’il avait toujours été en lui, un magnifique cygne.

Depuis, quelques années que je prends ma place, que j’accepte qui je suis et je je décide d’être entièrement moi. Cette métaphore du cygne et du vilain canard est tatouée en moi (littéralement, j’ai un tatouage qui fait la moitié de mon dos avec un cygne !). Désormais, mon entreprise, mes actions, ce que je mets de l’avant seront à cette image. À mon image. Je l’admets que parfois ça frise le ridicule, de passer à un coccyx cassé par une chute dans un escalier à une crise d’asthme parce que j’ai secoué le coussin du chien.

Mais, c’est moi ! Et je l’aime ma vie pleine de rebondissements… mausus que ça doit être plate avoir une vie qui ne se passe rien !